Analyse de la situation des CET autorisés à accepter l'amiante

Situation en Région wallonne
La fermeture récente de Cour-au-Bois (2020) et le permis temporaire du CETB Monceau qui n'autorise plus les livraisons d'amiante, ont accru la pression sur les deux décharges restantes.
Le CET de Habay (Arlon) est autorisé à accepter un maximum de 15 % des quelque 15.000 à 20.000 tonnes/an en dehors de la zone de service d'Idelux. Des discussions sont en cours avec le DSD pour supprimer cet obstacle.
Au CET de Hallembaye (Liège), la capacité du ‘casier minérales’ est limité car les cendres volantes et le refiom (résidus de l'incinérateur) doivent également y être acceptés. Il reste environ 250.000 tonnes de capacité, tandis que 80.000 tonnes de résidus doivent être éliminées chaque année. En 2020, 10.000 tonnes de déchets contenant de l'amiante seront acceptées (déchets provenant des parcs de recyclage d'Intradel et d'autres clients réguliers). Il n'est pas possible d'accepter beaucoup de déchets d'amiante supplémentaires.
On estime que 30.000 tonnes/an de déchets d'amiante sont émises en Wallonie (sans plan d'élimination progressive).
Conclusion : la Région wallonne devra apporter une solution en autorisant une décharge supplémentaire pour l'amiante.
Situation en Région flamande
La fermeture récente de SVK (2017) et de Remo (2020) et le début de la politique d'élimination progressive (Asbestveilig Vlaanderen tegen 2040) ont entraîné une augmentation de l’apport dans les trois CET restants.
L'OVMB (Gand) et Indaver (Anvers) sont à la limite de leur capacité à accepter les déchets flamands.
Vanheede (Roeselare) n'a refusé personne jusqu'à présent (sauf à cause de la qualité), mais un préavis est nécessaire afin de ne pas dépasser la limite journalière. Actuellement, ils acceptent également une partie de la Wallonie occidentale.
Conclusion : Étant donné que, selon le rapport annuel de l'OVAM (taux et capacités), la capacité résiduelle est encore supérieure à 10 ans, il ne sera pas indispensable d'autoriser des CET supplémentaires. Les 3 CET restants parviennent à absorber l’apport flamande accrue. Mais si beaucoup plus de déchets amiantés venaient de la Wallonie, cela ne serait plus possible. La disponibilité du matériel de couverture peut également constituer un ‘bottleneck’.
Conclusion générale
La (ré)autorisation de CET supplémentaires pour l'amiante, par exemple Remo à Houthalen et le CETB Monceau (près de Charleroi), peut résoudre la situation précaire actuelle. Depuis Denuo, nous pouvons transmettre ce message aux autorités, ainsi que notre crainte que l'amiante soit déversé de manière illégale si le nombre de CET autorisés est insuffisant.