Automatiser l'encodage des données : OVAM consulte go4circle
L'OVAM a demandé au bureau de consultance Witteveenbos une étude de faisabilité visant l'encodage automatique des données pour les déchets ménagers. Go4circle a pu émettre ses réflexions, comme plusieurs autres opérateurs d'ailleurs.
Une quarantaine d'interviews ont été organisés par le bureau de consultance WITTENVEENBOS, mandaté par l'OVAM pour réaliser une étude de faisabilité sur l'encodage automatique des données concernant les déchets ménagers.
Pour l'instant, la base de données de l'OVAM (on réalise chaque année une étude de marché, donc on la connait) comporte 27 colonnes et plus de 31 000 lignes d'encodage. OVAM aimerait automatiser l'enregistrement, idéalement via un lien direct avec les interfaces des opérateurs (jusqu'au pont de pesée ?).
Go4circle a émis les réflexions suivantes
Il faut que l'OVAM choissse sa voie stratégique. Soit le faire elle-même (ce qui semble être le souhait ici), soit déléguer à un tiers (ce qui était encore le choix l'année dernière pour les DEEE où l'OVAM impose de passer par l'asbl BEWEEE alors que le VLAREMA prévoit bien aussi la possibilité de déclarer à l'administration flamande les données - ce qu'elle refuserait !).
le secteur privé intervient de deux manières dans les déchets ménagers (1) comme sous-traitant des communes/intercommunales (2) directement par des contrats commerciaux notamment avec des syndicats d'immeubles par exemple. Si l'objectif est de rendre transparent le point (2), nous insistons pour garantir la confidentialité des données mais également pour que l'OVAM ait une démarche identique envers les intercommunales actives dans les déchets d'entreprises. D'après les derniers chiffres de VALIPAC, faut-il rappeler que 4/5ème des entreprises flamandes passent en effet par les tournées des intercommunales (117 476 points de collecte enregistrés chez VALIPAC en Flandre alors que les statistiques officielles flamandes parlent de 570 000 entreprises).
Go4circle considère que dans un monde idéal, il faut que la gestion de l'information soit faite par l'autorité publique mais que surtout les données soient correctement gérées et servent ! L'encodage automatique n'est sans doute qu'une petite partie du problème : les travaux remarquables de VALIPAC ont montré qu'un traitement manuel des données reste nécessaire pour éviter de comparer des pommes avec des poires ou encore des doubles encodages.
Go4circle considère également qu'une piste serait de commencer à batir l'encodage informatisé via les déclarations pour la taxe. On pourrait ensuite élargir l'enregistrement à d'autres données progressivement.
Quoi qu'il en soit, il faut arrêter de multiplier les encodages et les outils de rapportage et il est nécessire de centraliser le tout via une interface unique. Bref, rationaliser avant d'informatiser. Et gérer avant d'exiger.
Un workshop sera organisé fin juin par le bureau de consultance et par l'OVAM pour présenter les conclusions de l'étude.