Cash ban vieux métaux - interprétation par le SPF Economie

Résumé de la vidéoconférence du 1er avril 2025
Le 20 mars, la Cour Constitutionnelle a déclaré l'interdiction de paiement en espèces invalide car la Banque centrale européenne n'avait pas été consultée.
Cela signifie un retour à la situation antérieure à avril 2024 :
Limite de 500 euros par reçu
Obligation d'enregistrer certaines informations sur le vendeur de vieux métaux
Il existe une incertitude quant à l'interprétation de la limite de 500 euros :
Par reçu = par jour, par an ?
Denuo espère recevoir bientôt des éclaircissements du SPF Économie.
Selon le SPF Économie, il a été difficile de vérifier cette règle par le passé.
Les membres soulignent que même les avocats ont du mal à interpréter la loi en raison de son libellé peu clair.
Les membres demandent à être consultés autant que possible avant qu'une position ne soit prise.
Ce dossier sera discuté en profondeur - afin de déterminer la position de la fédération - lors de la réunion du 30 avril (lien). En préparation de cette réunion, Denuo va :
Recueillir le plus d'informations possible sans prendre position afin de ne pas être confrontés à des propositions législatives inattendues.
Lancer un simple sondage auprès des membres métaux pour connaître leur position avant la réunion du 30 avril afin que le staff de Denuo puisse se préparer à un débat approfondi (lien vers le sondage).

Etat de lieux 31 mars 2025
Aujourd'hui, le SPF Économie nous a enfin fourni une position sur l'interprétation de la réglementation actuelle pour le paiement en espèces des vieux métaux. Vous trouverez leur position ci-dessous.
Le mardi 1er avril à 17h00, nous organisons un appel vidéo pour expliquer la situation actuelle aux membres. Vous pouvez y participer via ce lien.
« Nous faisons suite à votre courriel du 21 mars dans lequel vous nous demandez une interprétation officielle du cadre juridique suite à l'arrêt de la Cour constitutionnelle du 20 mars 2025 qui annule l'article 166 de la loi du 9 février 2024.
Nous tenons tout d'abord à souligner que la Cour constitutionnelle est la seule autorité légalement habilitée à interpréter ses propres arrêts. L'interprétation fournie ci-dessous n'est donc qu'une recommandation provisoire.
L'article 166 de la loi du 9 février 2024 ayant été annulé par la Cour constitutionnelle, aucun de ses effets ne peut rester en vigueur et l'article 67, §2 doit être lu tel que modifié par la loi du 20 juillet 2020, à savoir :
2. Quel qu'en soit le montant total, aucun paiement ou don en espèces ne peut être effectué ou reçu pour un montant supérieur à 3 000 euros ou l'équivalent dans une autre devise, dans le cadre d'une transaction ou d'une donation.
« § 2. Quel qu'en soit le montant total, aucun paiement ou don en espèces ne peut être effectué ou reçu pour un montant supérieur à 3 000 euros ou l'équivalent dans une autre devise, dans le cadre d'une transaction ou d'une série de transactions qui semblent liées.
Sauf en cas de vente publique, réalisée sous le contrôle d'un huissier de justice :
1° le paiement des câbles de cuivre ne peut être effectué ou reçu en espèces si l'acheteur n'est pas un consommateur ;
2° le paiement des vieux métaux ou des biens contenant des matériaux précieux est autorisé, sauf si ces matériaux précieux ne sont présents qu'en petites quantités et uniquement en raison de leurs propriétés physiques nécessaires :
2° le paiement des métaux anciens ou des biens contenant des matières précieuses, sauf si ces matières précieuses ne sont présentes qu'en petites quantités et uniquement en raison de leurs propriétés physiques nécessaires :
a) ne pas être effectuée ou reçue en espèces, lorsque ni le vendeur ni l'acheteur n'est un consommateur ;
b) ne pas être effectuée ou reçue en espèces pour un montant supérieur à 500 euros lorsque le vendeur est un consommateur et que l'acheteur n'est pas un consommateur.
Si, dans ce dernier cas, l'acheteur accepte d'effectuer le paiement, en tout ou partie, en espèces, il doit identifier le consommateur, vérifier son identité et conserver ses coordonnées et la preuve de cette vérification, conformément aux procédures prévues. Si, dans ce dernier cas, l'acheteur accepte d'effectuer le paiement en espèces, en tout ou en partie, il doit identifier le consommateur, vérifier son identité et conserver ses coordonnées et la preuve de cette vérification, conformément aux procédures établies par le Roi. »
La disposition énoncée au premier membre ne s'applique pas :
1° à la vente de biens immobiliers visés à l'article 66 ;
1° la vente de biens immobiliers visée à l'article 66 ;
2° les opérations entre consommateurs ;
3° les entités assujetties visées à l'article 5, § 1er, 1°, 3°, 4°, 6°, 7°, 10° et 16°, [1 ainsi que leurs clients lorsqu'ils]1 effectuent des opérations avec ces entités. »
[TRADUCTION AUTOMATISEE]