Comment Group Casier aide votre entreprise à gérer les risques d'incendie

Les batteries lithium-ion mal triées ne sont plus un phénomène marginal : elles constituent un risque d'incendie structurel qui met à mal l'assurabilité du secteur. Comment gérer cela en tant qu'entreprise ? Dans le podcast Trash Talks de Denuo et RecyclePro, Paul-Emmanuel Casier ((président de Group Casier) présente une approche intégrée.
D'un incident à un problème structurel
Dans certaines installations, un incendie de batterie n’est plus un incident annuel, mais une réalité hebdomadaire. Une simple batterie externe, une cigarette électronique ou un jouet équipé d’une petite batterie intégrée suffit à réduire en cendres une ligne de tri entière. Les chiffres européens confirment cette tendance : en Allemagne, jusqu’à 30 incendies par jour sont signalés dans les véhicules de collecte et les installations de traitement. 80 % d’entre eux sont causés par des batteries lithium-ion.
Le cœur du problème réside dans le fait que les batteries lithium-ion n’ont pas leur place dans le flux de déchets, mais y aboutissent en masse via les déchets recyclables, les déchets résiduels ou le papier. Dès qu’elles subissent une contrainte mécanique au cours du processus de traitement, un court-circuit interne peut provoquer un emballement thermique auto-entretenu avec des températures pouvant atteindre 1 000 °C. Dans ce contexte, tout ce qui entoure la cellule devient combustible.
Assurabilité : de l'incertitude à la certitude, et vice versa
Pour un assureur, tout est question d’aléa. Tant que l’incendie est un risque incertain, une prime peut être calculée et une couverture offerte. Mais si l’incendie devient une certitude – comme c’est actuellement le cas pour de nombreuses entreprises de recyclage –, la base de l’assurance disparaît. Les primes ont quadruplé, voire plus, l'offre d'assureurs disposés à couvrir ce risque se réduit et ceux qui parviennent encore à obtenir une police se voient confrontés à des franchises d'au moins 250 000 euros, pouvant parfois atteindre plusieurs millions.
Group Casier suit cette évolution dans le cadre de son double rôle de courtier en assurances et de gestionnaire de risques. Le message est clair : la voie vers l’assurance passe par une prévention démontrable et une politique professionnelle de lutte contre l’incendie. Ce n’est que lorsque votre entreprise peut prouver qu’elle met tout en œuvre pour limiter la fréquence et l’ampleur des incendies que l’aléa est retrouvé – et avec lui, l’assurabilité.
<p>La prévention n'est pas un coût supplémentaire ; c'est la clé vers une situation d'assurance viable.</p>
Qu'attend un assureur aujourd'hui ?
Les questions posées par les assureurs sont d'un autre ordre qu'auparavant. Il ne s'agit plus seulement de la valeur des bâtiments et des machines, mais de l'ensemble de la gestion des risques :
Votre entreprise dispose-t-elle de procédures d'acceptation strictes pour les flux entrants ?
Des caméras thermiques, des systèmes de détection de fumée et d’extinction automatique sont-ils en place ?
Les stocks sont-ils traités rapidement et des compartiments coupe-feu sont-ils prévus ?
Vos collaborateurs sont-ils formés et des exercices d'extinction d’incendie sont-ils organisés, entre autres en collaboration avec les pompiers locaux ?
Un courtier spécialisé aide ses clients à définir cette stratégie et à la traduire en actions concrètes, non seulement en vue du processus d’assurance, mais aussi en tant qu’élément permanent de la gestion des risques. La prévention n’est pas un coût supplémentaire ; c’est la clé vers une situation d’assurance viable.
Si le pire devait arriver : la gestion des sinistres comme mission essentielle
L'impact d'un incendie va bien au-delà des dommages directs causés aux bâtiments et aux machines. Arrêt de la chaîne de tri, contrats clients perturbés, demandes de nouveaux permis d'environnement, études environnementales, discussions avec les autorités et les riverains : les dommages s'élèvent généralement entre 1,5 et 5 millions d'euros, et le processus de remise en état dure souvent plus d'un an.
Une police bien préparée – avec une coassurance complète, des garanties claires et des franchises réalistes – constitue la base d'un règlement rapide des sinistres. Concrètement, cela signifie : estimation des dommages en collaboration avec des experts agréés, suivi des avances (généralement 75 à 80 % du montant estimé des dommages) et défense des intérêts de votre entreprise face aux assureurs et aux autorités.
Le principe directeur dans tout cela : agissez comme si vous n’aviez pas d’assurance. Toute initiative visant à limiter les dommages et à reprendre l’activité de l’entreprise le plus rapidement possible est dans l’intérêt de tous – en premier lieu de votre entreprise et donc aussi de l’assureur.
Group Casier, votre partenaire pour un profil de risque durable
Group Casier est actif depuis plus de vingt ans en tant que gestionnaire de risques, parallèlement à sa mission principale de courtier en assurances. Pour les entreprises du secteur des déchets et du recyclage, cela se traduit par un soutien concret à trois niveaux :
Des conseils de prévention sur mesure, adaptés aux risques spécifiques de votre installation et de vos flux entrants.
Une approche du marché auprès d’un groupe restreint d’assureurs spécialisés qui connaissent le profil de risque du secteur.
Un accompagnement complet dans le règlement des sinistres, afin que votre entreprise soit à nouveau opérationnelle le plus rapidement possible.
Pour plus d'informations sur les services de Group Casier, rendez-vous sur groupcasier.eu.
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