Concertation PME: une volonté indéniable de mieux trier, mais aussi un sens des réalités
Lors de la concertation flamande concernant les déchets de PME, il est apparu que de nombreux acteurs concernés avaient réellement envie d'améliorer le tri à la source dans les PME. Mais tout le monde était bien conscient des difficultés, et plaidait pour un sens des réalités.
Toute une série d'initiatives ayant déjà été prises ont également été évoquées au cours de cette concertation.
Cela fait un certain temps déjà que la Flandre veut améliorer la collecte sélective des déchets dans les PME. Car force est de constater que de trop nombreuses PME ne trient pas correctement. L'OVAM a largement diffusé sa campagne de tri dans la presse, avec un lien renvoyant à son site internet. Quelques 3500 personnes ont visité son site depuis. Les fameux "Cirkeltips"(conseils en matière de circularité) continuent également d'être développés, et améliorent les connaissances des PME sur un tri correct. Une étude est également en cours pour déterminer les meilleurs scénarios permettant d'augmenter les collectes sélectives sur les terrains des entreprises. VALIPAC y apporte aussi sa contribution avec une campagne ciblant les entreprises et de nombreux projets, notamment concernant la collecte de l'EPS, des films et des plastiques durs.
Go4Circle a insisté sur le fait qu'il était effectivement important que les PME trient plus à la source, mais que cela serait un travail de longue haleine. Et en dépit de toutes les campagnes, les déchets résiduels contiennent encore de nombreux matériaux recyclables. Il manque, encore et toujours, un aspect de contrôle: s'il apparaissait plus clairement que les autorités contrôlent réellement le tri des déchets, il y aurait une motivation conséquente supplémentaire d'assurer un bon tri à la source. Cette responsabilité repose sur les épaules du producteur de déchets. Si le collecteur peut faciliter les choses et apporter son assistance, il ne peut pas forcer ses clients. Go4Circle estime qu'il est d'abord temps de mieux développer les responsabilités du collecteur au lieu de se baser sur une législation équivoque pour verbaliser quelques collecteurs, qui sont les dindons de la farce.