Le Congrès UMiO du 28/11/2019 a rassemblé 200 professionnels

La préservation des sols: largement soutenue par le secteur
Avec 200 participants, c'est l'ensemble du secteur qui a répondu présent la semaine dernière à Anvers, à l'occasion du septième Congrès flamand sur les sols intitulé "Bodem Breed Gedragen". Des orateurs des autorités, du monde académique et des prestataires privés, y compris des spécialistes des sols et des assainisseurs, ont présenté leur point de vue sur la préservation des sols.
La préservation des sols
Le message clé qui s'est dégagé des exposés a reçu beaucoup d'appui de la part des participants : la préservation des sols ne se limite pas à la conformité à la législation. Par définition, la préservation des sols doit aller au-delà des frontières de l'espace et du temps. Elle ne s'arrête pas après l'assainissement, et la vision actuelle de la pollution résiduelle n'est plus tenable. En d'autres termes, nous avons besoin d'une approche intégrée dont les réflexions et les actions sont fortement orientées vers l'avenir. C'est la seule manière de garantir une utilisation durable des sols par les générations futures.
Pour y parvenir, il est nécessaire d'œuvrer en faveur d'une coopération de grande envergure entre les acteurs publics et privés au sein d'un cadre juridique approprié mais flexible et en accordant l'attention nécessaire à l'expertise technique. Si le congrès n'y a pas forcément apporté la réponse au départ de différents points de vue, il a néanmoins eu le mérite d'être source d'inspiration et de matière à réflexion.
Au-delà de la législation
D'un point de vue juridique, l'accent a d'abord été mis sur les instruments existants au sein du gouvernement (l'OVAM en particulier) et au sein d'un cadre international plus large, concernant la gestion des sols et des terres (SDG, politique européenne). En tout état de cause, une conclusion commune a été que le cadre législatif actuel ne couvre pas de manière adéquate la préservation des sols et que de nombreuses questions doivent encore être examinées en profondeur. Aux côtés de la réglementation, un travail " transversal " est nécessaire, et il y a un grand besoin d'accumulation de connaissances et de partage d'informations. Si l'on abandonne l'approche " territoriale " au profit d'une approche plus intégrée et collective, la question se pose de savoir quel en sera l'impact, par exemple, sur les droits de propriété. Et pouvons-nous, en tout état de cause, parvenir à des concepts durables d'"écosystèmes" et de "services écosystémiques" ?
La gestion de l'environnement
Une autre vision, plus large, préconisait de faire de la préservation des sols une composante de la gestion environnementale. Cela créerait une approche intégrée dans laquelle divers instruments tels que l'évaluation de l'impact sur l'environnement, l'analyse coûts-bénéfices sociaux et un processus participatif se conjugueraient, de manière à rendre superflue la nécessité d'une nouvelle législation distincte sur la préservation des sols.
Déjà en pratique?
La discussion s'est par ailleurs portée sur un certain nombre de cas concrets, qui illustrent déjà cette nouvelle approche de coopération innovante et de travail orienté vers l'avenir, à savoir l'Oosterweelverbinding et Blue Gate Antwerpen.
Vision du secteur
Les représentants des organisations organisatrices (VEB, OVB, VMx et go4circle) ont encouragé le public à réfléchir à l'impact de la préservation intégrée des sols pour le secteur, en fonction de cas et d'attentes spécifiques. La complexité de la législation actuelle en vue d'utiliser les matériaux du sol de manière circulaire et judicieuse a notamment été abordée. Les professionnels de l'environnement, et les coordonnateurs environnementaux en particulier, n'ont parfois pas une vue claire des choses, bien qu'on s'attende à ce qu'ils jouent un rôle central dans la protection de l'environnement, dont les sols sont une composante. L'enquête s'est également penchée sur la manière dont chacun assumerait ses responsabilités en matière de protection des sols ou de " Land & Soil Stewardship ". Cela montre qu'il reste encore un long chemin à parcourir.
Conclusions
En dépit de tous les éventuels obstacles futurs, il a été conclu que le secteur des sols est effectivement un récit positif, que de nombreux bons résultats ont déjà été obtenus et que les défis sont peut-être ambitieux, mais qu'il existe effectivement des connaissances et, surtout, un engagement de la part de toutes les parties concernées pour parvenir à une préservation intégrée des sols. "C'est le devoir du secteur d'aller au-delà des réglementations, au-delà des frontières de l'espace et du temps."
Cette vision - large et soutenue par le secteur - fut également confirmée en guise de conclusion par le représentant de la ministre Zuhal Demir. Il a souligné que les principes, les considérations, mais aussi les ambitions qui ont été mises en avant lors du congrès, s'inscrivent dans le cadre de la politique que la ministre a exposée dans sa récente lettre de politique.
Des suites?
Pendant la période de networking qui a suivi ce congrès, outre les échanges d'idées sur ce qui venait d'être dit, le "désir " fut également clairement formulé de travailler, au sein du secteur - qui, pour l'occasion, a également été cartographié grâce à la BodemSectorKaart - sur le déploiement des la préservation intégrée des sols. A suivre.

