OVAM à l’écoute de la Position Paper de Denuo sur les déchets électriques et électroniques

Denuo a envoyé la position paper adopté par le Conseil d’administration à l’ensemble des autorités régionales. L'OVAM est la première à avoir demandé une réunion pour échanger oralement sur ce dossier. Le climat était à l’écoute, à la compréhension même si il reste certains points de divergence de vision.
Si on veut y arriver, il faut changer
Denuo part du chiffre annoncé par BEWEEE que la Belgique a atteint en 2019 51,2% de taux de collecte. Si on veut atteindre 65%, au vu des récentes évolutions, il faudra plus de dix ans encore. Il faut donc changer l’approche. Pour l’instant, on sent clairement que l’axe central d’actions est le contrôle des opérateurs, en obligeant ainsi à déclarer leurs données. Denuo pense qu’il faut susciter l’adhésion. Un système coercitif (on le voit avec les mesures COVID) ne fonctionne pas seul, les personnes concernées doivent se sentir écoutées et adhérer au système. L'OVAM partage cette vision.
Si c’est obligatoire, il ne faut pas payer le surcout ?
Telle est la vision de l’OVAM face à la demande de Denuo de mettre en place un système attractif pour que les collecteurs et usines de traitement traitent les DEEE d’une manière différente que la ferraille. Là est le débat depuis plus de 20 ans ! Un collaborateur de l’OVAM part du principe que comme la gestion différenciée est obligatoire, elle ne doit pas être rémunérée. Notre réponse est que si ce principe est appliqué partout (obligation = pas de soutien), vu les 25 flux sélectifs à trier, on peut donc supprimer tous les organismes de gestion.
Une plus grande transparence dans l’attribution des marchés
En attendant un libre-marché (notre vision idéale) où chaque détenteur déciderait de son opérateur, Denuo a surtout expliqué la nébulosité actuelle dans l’analyse et l’attribution des marchés publics lancés. L’approche logistique développé par RECUPEL depuis plusieurs années (collecte quadrillée, code postal pour les usines de traitement) n’a jamais fait l’objet d’une véritable contre-expertise sans compter l’analyse des offres qui nécessite un sérieux effort de transparence. Les évènements de début 2020 ont montré également qu’il fallait un rapport circonstancié. L'OVAM nous soutient sur ce dernier point.
Un dialogue et une écoute seront la seule solution
La récente plateforme mise en place par Bruxelles a montré la nécessité de se parler. Nous avons également rencontré deux fois l’équipe dirigeante de RECUPEL. Nous espérons surtout que l’équipe de RECUPEL pourra convaincre ses administrateurs (et les 7 ASBL satellites) de la nécessité du changement. Pour l’instant, le climat est constructif. Nous attendons de la part de RECUPEL un calendrier précis pour les prochains cahiers des charges afin d’affiner un point de vue plus pragmatique de Denuo. La Fédération a également insisté auprès d’OVAM pour que l’administration soutienne cette plateforme de dialogue. Le message est bien passé.