Plus la collecte sélective est efficace, plus le risque d'incendie diminue

Retour à la source alors ? Vers une meilleure collecte sélective des batteries. Car malgré les nombreuses campagnes de sensibilisation, les incidents continuent de se produire parce que les batteries n'aboutissent pas dans les bonnes filières. Entreprises et citoyens doivent donc redoubler d'efforts pour assurer la sécurité de tous ceux qui travaillent dans le secteur du recyclage et de la gestion des déchets. Grégory Souvereyns (Tibi - COPIDEC) et Martine Vanheers (Bebat) ont expliqué ce qui se passe déjà dans ce domaine.
Continuer les bonnes habitudes partout
Les analyses de déchets montrent que les bonnes habitudes que les citoyens ont cultivées à la maison ne sont pas toujours maintenues une fois qu'ils sont au travail. Les PMD en sont le meilleur exemple. Il n'y a pratiquement pas d'erreurs de tri dans les déchets ménagers, alors que l'on trouve encore beaucoup de PMD dans les déchets résiduels des entreprises. La sensibilisation restera un levier important à l'avenir. Les citoyens doivent être conscients des dangers que leurs erreurs de tri peuvent faire courir aux acteurs du secteur des déchets et du recyclage. C'est ce que la COPIDEC, la fédération des intercommunales wallonnes des déchets, veut faire comprendre avec sa nouvelle campagne vidéo.
De nouveaux collecteurs pour une collecte plus sûre
Combien de batteries arrivant sur le marché sont déjà collectées séparément aujourd'hui ? Avec un taux de collecte de 59%, la Belgique occupe la première place en Europe. Cela est dû en partie aux nombreuses campagnes de sensibilisation passives et au réseau de collecte de Bebat, l'organisme en charge de la collecte, du tri et du recyclage des batteries en Belgique.
1 batterie dans 100 kg de déchets résiduels
Mais combien de batteries non collectées posent ensuite problème ? Les analyses des déchets ménagers montrent qu'il ne reste qu'une batterie dans 100 kg de déchets ménagers résiduels. Pour les autres fractions, il n'y a pas encore de chiffres. C'est pourquoi Bebat a lancé une campagne en 2023 pour attirer l'attention sur les batteries "invisibles". Une grande campagne médiatique suivra également en 2024, en collaboration avec Recupel. Ces campagnes devraient aider à atteindre les prochains objectifs (63 % d'ici 2027 et 73 % d'ici 2030). Cependant, aucune campagne ne point du doigt le caractère dangereux d'une batterie au lithium-ion.
La consigne n'est-elle pas la solution ?
L'introduction de la consigne ne serait-elle pas une bonne idée pour atteindre ces objectifs actualisés ? Bebat n'apporte aucun soutien car 80 % des batteries lithium-ion sont intégrées dans des appareils électroménagers.

Où se situe la responsabilité ?
Il ne fait aucun doute que de nouveaux outils et mécanismes sont nécessaires. Les risques et les coûts sont entièrement supportés par les entreprises de déchets et de recyclage. Mais qui porte la responsabilité ? Le citoyen qui fait des erreurs de tri ou le producteur qui met des batteries sur le marché ? On estime qu'environ 10 % de la population ne souhaite pas participer au recyclage. Ainsi, il y aura toujours un pourcentage de batteries qui continueront à se retrouver dans les mauvais flux. Avec tous les risques et dangers que cela comporte pour le secteur des déchets et du recyclage.