Programme de travail sur les plastiques et la chimie (Werkagenda Kunststoffen en Chemie) : quelles actions concrètes faut-il entreprendre?
Le programme de travail sur les plastiques et la chimie de ‘Vlaanderen Circulair ‘ est un programme de travail privé-public et est dirigé par Ovam et essenscia avec le soutien de Vlaio (voir aussi article). Avec BBL (Bond Beter Leefmilieu) et Vito, Denuo fait partie du groupe de discussion de cet agenda et aide à déterminer quelles actions peuvent être prises à court terme, c'est-à-dire dans le cadre de la législature actuelle (2019-2024), pour lever un certain nombre d'obstacles importants à une économie plus circulaire pour les plastiques.
Le 11 octobre, essenscia et l'Ovam ont organisé une consultation où tous les membres des fédérations concernées ont été invités à affiner les pistes de travail et à réfléchir aux actions à entreprendre pour les rendre plus concrètes.
Six pistes de travail ont été identifiées:
1 (prioritaire) : Vers plus de recyclage (collecte, tri et installations de recyclage en Flandre).
2 (prioritaire) : Vers plus de matières premières alternatives et vers une plus grande utilisation des recyclats
3 Vers une utilisation plus circulaire des matériaux via des modèles économiques alternatifs
4 Vers une plus grande attention à l'éco-conception
5 Vers une symbiose plus industrielle
6 (prioritaire) : Vers un soutien politique plus important et de meilleure qualité pour accélérer la transition vers l'écoconception
Comme pistes de travail prioritaires ont été choisies celles qui nécessitent une coopération entre les différentes parties de la chaîne de valeur des plastiques, qui tiennent compte des atouts de l'économie flamande et qui constituent un problème urgent et aigu.
Le 25 octobre, le groupe de réflexion a délibéré sur un certain nombre d'actions concrètes qui pourraient être prises pour étoffer les pistes de travail les plus importantes et les plus aiguës, ce qui n'était pas un exercice facile.
Tous les membres du groupe de discussion s'accordent à dire que la Flandre devra agir rapidement si elle veut jouer un rôle crucial dans la transition circulaire et devenir un centre de recyclage. Il convient d'étudier les raisons pour lesquelles les entreprises belges choisissent d'investir à l'étranger et non en Belgique (exemple concret : Ravago qui investit aux Pays-Bas). Nous savons qu'aux Pays-Bas, il existe une procédure accélérée pour les permis qui impliquent un investissement dans l'EC, alors qu'en Belgique, ce processus peut prendre beaucoup de temps et exige également que toutes les inconnues aient déjà été remplies. Ovam est conscient de cela et note qu'ils devront demander un soutien politique pour changer cette procédure, car il s'agit d'une compétence du Département de l'environnement et ils interprètent principalement selon la lettre de la loi. Ils pourront aborder ce sujet en décembre, lorsque 'Vlaanderen Circulair' donnera un feedback au cabinets Demir et Crevits.
Le principal goulet d'étranglement auquel sont actuellement confrontés les projets de recyclage est l'approvisionnement en déchets de haute qualité (pour le recyclage). L'offre de ce matériau est très fragmentée, alors qu'il faut disposer des volumes nécessaires pour pouvoir le trier et le traiter de manière économique. De nombreux flux de déchets sont encore "perdus", comme par exemple les déchets médicaux ou les emballages pour les déchets dangereux. Si des investissements doivent être réalisés en Flandre, l'approvisionnement doit être assuré. Par conséquent, le plus grand nombre possible de flux de déchets doit être capturé d'une manière ou d'une autre et il est nécessaire d'effectuer un prétraitement ou un tri supplémentaire. Comment cela peut-il être organisé ?
Les manipulations supplémentaires auront un effet sur le prix de revient du recyclat, il est donc également important qu'il y ait un marché stable pour les recyclats, ce qui peut être créé en imposant un contenu recyclé afin que les prix puissent également augmenter.
De même, les nouvelles technologies permettant de mieux séparer et décolorer les polymères ou d'éliminer certaines substances nocives peuvent augmenter le volume des matières entrantes. Selon Vito, de nombreuses nouvelles technologies existent déjà, mais elles doivent encore être développées à grande échelle. Dans le cadre du plan de résilience flamand, la Flandre a prévu une aide à l'investissement de 30 millions d'euros pour faire de la Flandre un centre de recyclage qui pourrait être utilisée à cette fin (voir article),
Avez-vous des idées sur ce qui est nécessaire en Flandre et comment cela peut être réalisé concrètement afin que la Flandre puisse jouer un rôle important dans une économie plastique circulaire ? N'hésitez pas à les partager avec nous !