Proposition d'équilibre entre acteurs publics et privés : la COPIDEC a des exigences
COBEREC et Go4Circle ont proposé en juillet à la COPIDEC une nouvelle note de compromis pour la gestion des déchets ménagers et industriels en Wallonie. La COPIDEC a réagi vigoureusement fin août.
Plutôt que de se focaliser sur les éléments/propositions concrètes de consensus, la COPIDEC a démonté nos positions de principe/de base adoptées dans notre mémorandum aux communes. La Fédération des intercommunales n'a pas apprécié (cela a créé un "tollé unanime") le mémorandum de Go4Circle aux communes pour plusieurs éléments :
oser mettre en avant les collaborations possibles entre la Commune et le secteur privé (en leur demandant de comparer),
oser proposer que le citoyen puisse choisir des réseaux parallèles (malgré le fait qu'on précise bien qu'un encadrement est nécessaire et que la collecte sur la voie publique est du ressort de la commune)
insister pour que les ménages ne paient pas la gestion des déchets assimilés (ce qui est faux, selon eux).
Sur la forme, la COPIDEC reproche même à Go4Circle de ne pas (sic) "s'être concerté et de ne pas les avoir informés". Ils exigent donc, avant toute rencontre (proposée le 24.10.2018), que ces points litigieux soient retirés de notre mémorandum.
Ceci cache sans doute la difficulté pour eux d'accepter la clarification de la position de certaines intercommunales dans les déchets industriels, clarification que nous avons proposée dans notre note de compromis.
Il faut rappeler le contexte difficile dans lequel on se situe : le 28 mai 2018, l'Union des Villes et Communes a adressé aux 262 communes wallonnes la proposition d'un règlement communal qui propose une régulation des opérateurs actifs dans le marché des déchets ménagers. Coberec et Go4Circle ont donc défendu l'intérêt de leurs membres et écrit aux 262 bourgmestres pour demander qu'ils ne l'adoptent pas, avec une série d'arguments juridiques très précis. Plusieurs communes ont déjà réagi. Le fait qu'on ose écrire directement aux communes n'a pas été apprécié non plus ("la démarche qui, sachez-le, a été très mal appréciée au sein des ICS").
Le Conseil d'administration du 20.09.2018 décidera de la suite à donner à cette position.