#REACT : PPWR - harmonisation des étiquettes d'emballage, comment convaincre le consommateur ?
La Commission européenne prépare les actes d'exécution pour le nouveau règlement sur les emballages (PPWR). Bien que la date limite initiale du 12 août 2026 ne soit pas tenue, le bureau de conseil Ramboll a présenté des propositions concrètes. C'est le moment idéal pour donner votre avis.
Ces modèles, présentés par Ramboll serviront de base aux textes de loi officiels que la Commission présentera après l'été.
Votre avis est important, en particulier sur les quatre modèles suivants (voir la présentation en pièce jointe) :
Étiquette physique pour les emballages soumis à un système de consigne (DRS) (slide 7).
Étiquette physique pour la part de plastique recyclé (slide 8).
Étiquette numérique pour la part de plastique recyclé (slide 16).
Étiquette numérique pour le tri des déchets (slide 19).
Les consommateurs ne font pas encore suffisamment confiance aux labels écologiques
Une enquête d'Ipsos réalisée pour le compte de Renewi (Circular Reality Scan) montre toutefois que les consommateurs ne font pas encore assez confiance aux labels verts. Voici quelques enseignements clés de cette étude :
Des attentes élevées, une confiance faible : 90 % des consommateurs souhaitent que les entreprises utilisent davantage de matériaux recyclés et l'indiquent clairement. Pourtant, seuls 34 % font (presque) toujours confiance aux labels de recyclage actuels. Un tiers d'entre eux ne leur fait presque jamais confiance.
Un fossé de confiance majeur : 90 % des consommateurs estiment que de nombreuses entreprises se donnent une image plus verte qu'elles ne le sont en réalité. Fait marquant : 77 % des entreprises elles-mêmes partagent cet avis.
Le doute numérique : le PPWR mise fortement sur les supports numériques, tels que les codes QR, pour fournir des informations supplémentaires sur l'origine des matériaux. Bien que 51 % des consommateurs jugent cela important, seuls 30 % affirment qu'ils scanneraient probablement ce code.
Les labels seuls ne suffisent donc pas à changer les comportements. Tant que les matériaux recyclés seront perçus comme plus chers ou de qualité inférieure, les labels resteront sans effet. L'enquête d'Ipsos montre clairement que pour restaurer la confiance dans les labels et convaincre les consommateurs, il faut une approche globale qui dépasse la simple information sur l'emballage.