Réflexion sur l'éco-modulation (point vert) lancée
L'agrément de Fost Plus impose, pour 2021, une différence de 200% du coût du point vert entre les emballages recyclables et non recyclables. Mais comment définir ce qui est (ou non) recyclable? Un groupe de travail a été mis en place à cette fin.
Au vu de la présence en force de l'industrie (essenscia, Detic, Fevia, Indufed) à la première réunion (14.05.2019), on peut dire que les enjeux sont importants, certainement par rapport aux futures cotisations, basées sur le point vert, de Fost Plus
Actuellement, une certaine éco-modulation existe déjà dans le calcul du point vert mais l'agrément 2019-2023 en impose un renforcement. On passerait d'une différence de 50% à 100% entre certains points verts.
Un groupe de travail, dans lequel COBEREC-go4circle participe, a donc pour objectif de définir des règles clarifiant quand on peut dire qu'un emballage est recyclable ou non. Fost Plus a proposé que l'étude que COBEREC-go4circle avait réalisée en avril 2018 pour le SPF Environnement serve de base à la réflexion. Cela démontre une nouvelle fois son utilité.
COBEREC-go4circle a insisté pour qu'on se mette d'accord sur certains principes importants
Le point de mesure : certains emballages sont mal détectés au tri optique mais pourraient être recyclés effectivement. Nous pensons donc qu'il est important qu'ils soient qualifiés de non recyclables si un des points en amont pose déjà problème.
se baser sur des chaines de traitement qui existent et non sur des promesses de constructeurs. Ce point fut d'ailleurs l'objet d'une vive discussion entre COBEREC-go4circle et la fédération européenne de l'aluminium qui a une approche très théorique.
Le groupe devra aussi apporter une réflexion sur deux autres points : le recycled content et les emballages bio-sourcés.
COBEREC-go4circle considère l'éco-modulation comme étant très importante mais au vu de la réaction de certains secteurs industriels, on a parfois le sentiment d'un lobby très fort pour se baser sur un premier principe : il n'y a pas de problème !
Quelques exemples de discours que nous ne pouvons pas soutenir :
"tous les emballages ont un rôle" : oui, certainement mais certains emballages sont difficiles à recycler en raison uniquement de leur rôle marketing, pas celui de conservation de l'aliment ou d'information du consommateur.
"les emballages complexes ne sont pas complexes" : le citoyen pourrait trier encore plus en séparant par exemple les films plastiques de résines différentes entre eux. Bien sûr que non, le tri actuel est déjà suffisament difficile pour le commun des mortels.
"le recyclage n'est pas la panacée, on peut incinérer". Non, la priorité - et c'était la base de la réflexion de la mise en place d'une responsabilité du producteur - reste le recyclage.