Taux de matière recyclée imposé : on y est ... presque !
Le secteur de la gestion des déchets utilisé la directive sur les plastiques à usage unique pour introduire une proposition de contenu recyclé imposé dans la fabrication des bouteilles de boissons en plastique. L'objectif est pratiquement atteint
A l'heure de la mise sous presse, nous n'avons pas encore de confirmation formelle, mais des 'informations de source sûre' nous confirment un accord prévu en Trilogue de ce 18 décembre 2018 (Commission, Parlement et Conseil) pour imposer un taux moyen par producteur de 25% de PET dans la fabrication des bouteilles à boissons en plastique dès 2025.
Cela fait des années que nous plaidons pour des 'pull-measures', des mesures incitatives visant à créer un marché, à stimuler la demande, à garantir les besoins, bref, à fournir aux recycleurs une garantie d'utilisation pour les matières qu'ils mettent tant d'efforts et de soins à recycler. C'est une première qui ne fait pas beaucoup de bruit, car cette directive a surtout généré de vives réactions dans les rangs de l'industrie du plastique. Notre secteur n'a pas pris position dans ces débats, laissant le soin aux spécialistes de développer leurs arguments. Par contre, nous avons vite obtenu un large soutien pour défendre notre proposition et créé une large plateforme du 'recycled content'. Chaque gramme de plastique recyclé ne se retrouvera pas en mer et plus on augmentera le taux de matière recyclée dans les emballages, plus on économisera de matières premières, d'énergie et d'émissions de CO2.
Les grands producteurs de 'sodas' l'ont d'ailleurs bien compris: le contenu recyclé de leurs bouteilles est devenu un must et un argument de 'circularité environnementale'. Nombreux sont ceux qui s'engagent sans attendre pour des objectifs plus ambitieux en termes de taux, de délais et de matières concernées.
Il a fallu un temps certain pour créer cette dynamique. Gageons que ce premier pas officiel arrivera et servira de catalyseur pour atteindre rapidement une vitesse de croisière et un point de non-retour.
Mais chaque chose en son temps, et commençons, à notre niveau, par avoir plus que jamais le souci de la qualité et de la traçabilité des flux que nous gérons et des matières que nous générons. Nous ne pouvons nous permettre aucun faux pas, il en va de notre crédibilité et de la santé des consommateurs.