Un choix judicieux pour la numéro 1 d'InterEnvironnement Wallonie

InterEnvironnement Wallonie se choisit une nouvelle Directrice générale
Leur site internet nous rappelle qu'Inter-Environnement Wallonie (IEW) est la fédération des associations environnementales actives en Wallonie et à Bruxelles. Elle représente plus de 130 associations et ONG, comme notamment Greenpeace, Natagora, WWF, les Amis de la Terre, …
Après le départ de Christophe Schoune en février 2019, c'était la numéro 2 qui avait repris le flambeau. Mais Celine Tellier a rapidement été repérée pour endosser le poste de Ministre de l’Environnement, de la Nature, de la Forêt, de la Ruralité et du Bien-être animal. Ils cherchaient donc depuis plusieurs mois un.e. nouveau.elle. Directeur.rice général.e (anciennement Secrétaire général.e). Ce n'est pas une nomination anodine dans le paysage wallon car IEW (avec la sensibilité verte qu'on connait au sud du pays) occupe une place importante comme stakeholder, et a donc un poids important dans les processus décisionnels.

Ceux qui la connaissent savent combien c'est une bosseuse, qui apprécie un discours franc, basé sur des éléments factuels et scientifiques. Elle fait avancer les dossiers. Elle déteste les bobards et aime le travail bien fait. Elle est chaleureuse dans ses contacts mais ne soyez pas son ennemi, elle pardonne mais n'oublie pas. Elle sait manager une équipe pluri-disciplinaire et retirer le meilleur de chacun. C'est un caractère fort.
A ceux qui s'étonnent qu'un profil industriel arrive à une place de premier plan au niveau défense de l'environnement, comme le souligne LE SOIR, il faut leur dire qu'elle met en harmonie ses valeurs et sa carrière professionnelle. C'est une artisane dans l'âme (poterie, broderie, peinture, vannerie), fan de la nature, de balades en montagne ou encore de découverte de nouveaux pays en camping car.
Au niveau idéologique, il faut reconnaître que l'on retrouve parfois plus de points communs avec IEW qu'avec certaines autres fédérations-soeurs. Dans les discours actuels où l'on parle parfois beaucoup d'économie circulaire sans pour autant agir, nous partageons de nombreuses visions avec IEW, notamment sur l'éco-design ou la gouvernance des organismes de gestion des obligations de reprise. Il est toutefois clair que les dossiers sont souvent plus difficiles avec l'association dans les débats qui animent les autorisations de certaines installations de traitement des déchets, où le Nimby est à son apogée.
Les industriels trouveront en Sylvie Meekers une porte-parole d'un secteur associatif avec lequel on sait parler, à condition de ne pas raconter des sornettes. Go4circle se réjouit de ce choix.